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Pendant que tout ce petit monde, discutait sur le cas de mon fils, nous arrivions à destination.
Il me déposa sur terre, m’accompagna à la voiture, sans un mot, mais il me regarda, et dans ses yeux, je vis une lueur d’amour.
Mon fils me pardonnait, ayant compris que ce que j’avais fait, c’était par amour pour lui, même si tout cela était ignoble, je m’en suis rendue compte à la mort d’Angie.
J’avais entrainé mon fils dans une vengeance, qui ne concernait que moi.
Mais ce qu’il avait du faire, ces meurtres, surtout celui d’Angie, l’avait anéanti.
Il aura du mal à oublier tout cela, lui qui vivait si tranquille et heureux pendant son amnésie.
Si je n’avais pas entrepris mes actes de représailles, il n’aurait peut être pas recouvré la mémoire en lisant sur son journal, la disparition d’Angie et les meurtres de son avocate ainsi que celui du Procureur qui l’avait inculpé.
Tout cela était de ma faute, croyant mon fils mort, je n’ai cherché qu’à le venger.
Je l’aimais tant, que cette rage, au fond de moi, n’a fait qu’empirer, et mes insomnies, ont permit de tisser la trame de cette vendetta.
Lorsque j’ai entrepris d’effacer ceux qui avaient fait du mal à mon fils, la satisfaction du devoir accompli, tout cela, pour moi n’était que justice.
Malgré tout, je ne regrettais rien.
Ceux qui liront ses lignes, ne peuvent comprendre, s’ils n’ont pas perdu un enfant, ce qu’une mère, animé par la rancœur, peut entreprendre, même si c’est ignoble d’ôter la vie à des êtres, mais la raison à des méandres insoupçonnés.
Vous allez penser, que lorsque j’ai retrouvé mon fils, je devais arrêter ses massacres et ne pas l’entrainer dans ma folie, mais il est si facile de convaincre son enfant que ceux qui lui ont fait du mal, doivent être punis.
Il était si fragile encore, à peine remit de son retour à la réalité et puis il avait pendu un innocent à sa place, il n’était plus John Willems, mais Collins Fray, mon fils, mais aussi un assassin.
Je le perds une seconde fois, mais je sais qu’il sera à l’abri, la bas dans son ile, quand à moi, l’avenir me dira si je vais payer ce que j’ai fait ou finir ma vie près de mon mari, si brisé par la maladie.
De toute façon, ils ne me prendront jamais vivante.
J’ai remis mes postiches, je suis redevenue la femme que tout le monde connait, ronde, parfois négligée.
Mais une mère heureuse, car il m’a promit de m’écrire, sous une fausse identité, et de faire poster sa lettre de France, ainsi si la police nous surveille, elle ne pourra rien prouver.
Qui était cette femme blonde ? Se diront-ils.
Et où est passé Collins, car ses amis ne parleront jamais, malgré son passé. Pour eux, il n’y aura que le souvenir de John, leur ami.
L’inspecteur ? Je l’attends.
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