Quand ma petite sœur est née, je devins l’ainée, j’avais 6 ans, et pas très contente de ne plus être fille unique. Ma mère, qui avait laissé la responsabilité à sa mère, de s’occuper de moi, puisque nous habitions chez elle, a voulut s’occuper
Quand ma petite sœur est née, je devins l’ainée, j’avais 6 ans, et pas très contente de ne plus être fille unique. Ma mère, qui avait laissé la responsabilité à sa mère, de s’occuper de moi, puisque nous habitions chez elle, a voulut s’occuper seule de son bébé.
Mon père a demandé une maison, travaillant pour les houillères, en tant qu’employé, il l’eut facilement. Nous avons habités à la Citée du Bois d’Epignoy.
Bien sur ma Babcia, a déménagée aussi, pas très loin de nous. Il faut dire, que pendant des années, ils ont logés, parqués entre Polonais, dans un endroit qui menait à la mine.
Je me souviens du coron, deux douzaines de maisons, alignée face à face, une seule petite rue, les séparaient. Un haut mur de brique, nous séparait des Français.
Juste une petite ouverture pour sortir faire ses courses. Nous habitions Fosse 4, à l’entrée de Carvin.
Au bout de la rue, était l’entrée de la fosse, et je voyais le chevalet qui descendait et remontait les mineurs.
Mon grand père revenait, noir, enduit de charbon. Il se lavait dans un chaudron, à cette époque les mineurs n’avait pas encore de douche à la mine.
Mon père m’a raconté les bagarres à l’époque, entre Français et Polonais.
Il a put approcher ma mère, grâce au frère de celle-ci, c’était le caïd de la cité des Polonais.
Un cinéma, juste à coté, servait justement aux règlements de compte entre eux.
Les polonais étaient souvent des gars costaux. Mon père à cette époque, lorsqu’il a connu ma mère, était de petite taille et pas très fort.
Heureusement, mon oncle le soutenait, c’est ainsi qu’il fréquenta ma mère et plus tard, l’épousa, au grand dam de ma grand-mère qui voulait pour sa fille, un beau gars polonais.
Mais ma mère, tomba enceinte, et ma grand-mère du abdiquer.
Et c’est ainsi que je suis venue au monde, avec des origines grecque et polonaise.
Mon arrivée sur terre, malgré un début difficile, fit deux couples de grand parents heureux.
Et voila, je n’étais plus seule, un autre bébé de sexe féminin est venue perturber mon état de fille unique et choyée.
Mais plus tard, je me suis vengé, d’avoir du la surveiller, la promener, de plus en grandissant, elle me suivait et racontait tout ce que je faisais à mes parents.
Comme nous dormions dans le même lit, je lui racontais des histoires d’enfants perdus dans les bois et de sorcières, mangeuses d’enfants.
Elle ne l’a jamais oublié, car même maintenant elle s’en souvient, et pendant longtemps, lorsque son mari travaillait de nuit, elle s’endormait, un couteau sous l’oreiller.
Mais moi, quand elle finissait par s’endormir, je ne dormais pas de suite, écoutant craquer les marches d’escalier, et surveillant l’armoire qui cachait un débarras, où pouvait se cacher un inconnu.
Qui est pris qui croyait prendre. Mais j’avais tellement d’imagination.
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