Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 16:47

 

   A 7 ans, j’ai encore déménagé, après avoir habitée au Bois d’Epignoy, nous sommes arrivées à la Citée 40, appelée ainsi puisque les houillères l’on fait bâtir en 1940, pour loger leurs cadres et ouvriers. Mon père étant depuis devenu cadre, dans les grands bureaux, nous avions une maison entourée d’une haute palissade, tandis que les autres avaient une clôture basse. Pourquoi ? Les distinguer les uns des autres ? Pourtant nous les enfants nous jouions ensemble sans distinction.

   Face à ma maison, vivait une famille dont le père était employé comme comptable, ils avaient deux filles et un garçon.

   Lorsque je suis arrivée, je me suis mise devant la porte, pendant le déménagement et la fille ainée est venue, m’a demandé mon âge. Elle en avait deux de plus que moi, mais nous sommes devenue les meilleures amie du monde. D’autre ont fait partie de la bande, qui c’est agrandie, fille et garçon d’ouvrier, d’employé et de cadre. Tout ce petit monde s’entendait à merveille, sauf ceux que je considérais comme mes ennemis, pourquoi ? Question de feeling.

   De toute façon j’avais toujours un défi à prouver, pour moi et te provoquer, toi la mort.

   Derrière ma maison, était un mini bois où passaient les berlines au dessus d’un fossé, au fond duquel stagnait une boue et eau noire, issue du lavage du charbon (appelé du flou, par les mineurs).

   Un gros tuyau en fer complètement rouillé, qui avait du servir d’évacuation d’eau usée, le surplombait de part en part, et j’aimais passer dessus pour rejoindre l’autre bord, où un autre mini bois nous séparait, de la Citée des Ateliers.

   Je retrouvais d’autres enfants et nous grimpions dans les arbres. J’étais souvent la seule à traverser ce fossé, car la peur de tomber dedans effrayait les moins hardis, garçons ou filles. Moi j’aimais prendre ce risque, par fanfaronnade, pourtant ils nous étaient interdits d’aller dans les bois car les wagonnets emplis de petits schistes passaient au dessus du fossé et de nos têtes.

  Elles allaient déverser leurs chargements sur le terril. D’ailleurs le fossé qui démarrait de la mine passait sous la route, et au dessus un pont, protégeait les passants et les voitures, des berlines qui faisaient leur va et viens, et se perdait je ne sais ou, car je ne suis jamais allée jusqu'au terril, en activité.

   Un terril vivait tant qu’il brulait, dessous. Eteint, il servait à refaire nos routes.

   J’en sais quelque chose, car mes genoux en portent encore les traces.

   Une nuit, un grand bruit, nous réveilla, ma famille ainsi que d’autres. Un câble s’était brisé et les berlines étaient tombées.

Par tevy la scorpionne - Publié dans : autobiographie - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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  • : J'ai 64 ans, et ma vie n'a pas été un long fleuve tranquille. Voici mon blog, le roman fiction que j’ai écrit après mes poèmes. Ceci après la mort tragique de mon fils. Je vais mettre ceci chapitre après chapitre.

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